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lac du Der: 4500ha, 77km de rive, 22km de long.
Connaissez-vous?
Non bien sûr, ou peut-être juste de nom alors? Pour ne rien vous cacher, jusqu'à notre dernier souper du 19 mars dernier sur
la Titine, je n'en soupçonnais même pas l'existence. Depuis cette soirée, l'idée me trottait dans la tête d'aller tirer de
longs bords avec mon Tabasco dans cet endroit mieux approprié à son programme de navigation.
Après de nombreuses heures de surf sur le net, et de longues conversations avec le Tiloup, décision fut prise de l'emmener
se dégourdir les voiles ces 8, 9 et 10 août dernier avec son camarade de Meuse le Majane.
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Ce 8 août vers 12 heures, à quelque 300 km de Namur dans la région de Saint Dizier, avec Daniel, mon coéquipier et ami de
toujours, nous retrouvons Christian et Pol et nous découvrons le port nautique de Giffaumont où nous recevons un accueil
amical. Là, notre guide Antoine nous donne toutes les règles de navigation à respecter et nous fait découvrir les
magnifiques installations de la marina. Celle-ci, se targuant d'être le plus grand port d'eau douce d'Europe avec ses 500
places, a une infrastructure à la hauteur de ses ambitions: club bouse comprenant cuisine super équipée avec micro-onde,
frigo, congélateur, barbecue, sanitaires impeccables, parking fermé, le tout accessible 24h sur 24 et gardienné.
Après avoir pris nos repaires, mis les bateaux à l'eau et gréé ceux-ci, une brise nous invita avec douceur à nous
familiariser avec le gigantisme du site. Mais ce lac enchanteur ne doit pas nous faire oublier les pièges sur lesquels notre
guide a bien insisté : hauts fonds, pierres, herbiers.
Le soir, après quelques apéros avec Antoine, l'histoire du site n'avait plus de secret pour nous. Nous avons appris que le
lac servait à réguler, via la Marne, la Seine et ses aflluents afin de ne plus inonder Paris et
laisser au sec les pieds du zouave du pont de l'Alma, qu'il accuse un marnage de +/- 12 mètres au mois d'octobre, pour
retrouver son niveau maximum le 1er juillet. Vers 21h30, nous avons mangé les plats que nous avions préparé avant de partir
puis nous sommes allés prendre un dernier un verre à la terrasse du café situé à environ 100 m du site.
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A l'aube du 2ème jour, le bruit des drisses, le soleil à travers le hublot et le cri de milliers d'hirondelles nous ont
sortis de notre nuit. Nuit qui a été bonne quoi qu'un peu courte pour Pol et moi car nous avions chacun notre bûcheron!
Dès le petit déjeuner terminé, un honnête vent d'est nous tira par travers vers la zone du vieux Der, magnifique morceau de
nature parsemé de criques boisées, mais dangereuse d'accès par ses hauts fonds, et non balisée. Mieux valait être équipé,
comme Christian, d'un sondeur et d'une carte, car à cet endroit point de dauphins!
Cette journée fut ponctuée de superbes bordées mais aussi de temps en temps les caprices d'Eole nous rappelaient notre cour
de récréation de Dave. D'après les dires des locaux, celle-ci étant une des plus belle de la saison au Der. Ce tour du lac
nous a permis de découvrir les vestiges des trois villages inondés ainsi que les autres ports nautiques.
La soirée fut de la même veine, resto sympa à Giffaumont où Christian concocta avec la patronne un apéro digne de barbe
rousse. Le seul point noir du menu, nous ne savons toujours pas si c'était Nil ou capitaine igloo pour la perche de
Christian. Retour à bord, discussions marines, et 2 eaux de Vilée faite maison plus tard, hop sur la couchette avec du vent
dans les rêves
Le lendemain, hirondelles, soleil, mais point de bruit de drisses, bref « pétole ». C'est alors l'occasion de faire du
tourisme. Nous avons pu constater que tout est fait pour différents types de séjours: camping, chalets, plage, pleine de jeu
et tout cela à proximité du port. Il est donc possible de séjourner à terre pour les accompagnateurs.
Fin de matinée, la tentation de sortir une dernière fois a pris le dessus, avec l'intention de dîner sur l'eau quoi
qu'il arrive. Par un petit vent arrière et barre callée, nous avons pu tirer un long bord et ainsi manger notre casse croûte
avec un rosé bien frais, le tout sous un soleil de plomb. Hélas, la messe était dite et le retour vers nos familles se
profilait à l'horizon..
Les bateaux sur leur remorque, nous jetons un dernier regard vers le large, des images plein la tête, promis juré nous
reviendrons.
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