Après avoir parcouru l’Oosterschelde en long et en large à bord du Sphinx (merci Didier) l’envie d’aller voir ailleurs se faisait de
plus en plus forte chez un de nos membres. Lorsqu’il se retrouva à la barre d’un 42 pieds, au salon nautique de Dusseldorf en janvier 2004,
sa décision fut prise: Il fallait se donner les moyens de ses ambitions, c à d louer un bateau de taille appropriée, définir un périmètre de
navigation et constituer un équipage. Très vite une poignée de cvdiens, des anciens navigateurs avec quelques nouveaux, décide de s’engager
dans l’aventure.
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Le premier voyage, au départ de Fécamp :
Rien à redire, le charme de la navigation dans toute sa splendeur. Le beau temps, du bon vent, des nuits au clair de lune, quelques
visites. Tous les ingrédients pour une mise en forme pour celui qui veut vivre la mer comme un vrai navigateur.
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Le deuxième voyage, au départ du Havre :
De par les éloges du premier voyage, l’élan de motivation reste le même. Une partie de l’ancienne équipe avec quelques nouveaux
reforment un nouvel équipage. L’expérience du premier voyage nous rassure et c’est avec beaucoup de détermination que nous partons à
l’aventure. Mais cette fois-ci, le temps n’est plus en notre faveur et cette traversée est loin d’être de tout repos. L’épreuve est
ouverte.
Les 6 « beaux forts » sur leurs 13 mètres affrontent les claques à 7 beauforts de ce fichu vent. Mais ici la réalité des mauvais
jours nous a montrés jusqu’où les membres de CVD étaient capables d’aller.
Et les amis, on l’a faite cette traversée et les muscles du ventre ont autant travaillé que les zygomatiques.
Pour cette 2ème expérience, l’esprit de groupe s’est renforcé. Nous ne sommes plus des motivés mais des mordus.
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Le 3ème voyage (2006 - Au départ d'Ostende):
Après le succès des deux premières croisières, l’objectif est de donner un coup de pouce à la formation de navigateur et à la
familiarisation du grand large.
Cette 3 ème croisière présente un équipage de 10 personnes. Afin que tout le monde puisse vivre passionnément la navigation,
principalement en étant acteur plutôt que passager spectateur, le choix était simple, il fallait partir avec 2 voiliers.
Dés lors, beaucoup d’interrogations quant à savoir si la scission d’une bonne équipe ne va pas ternir le charme de la navigation
telle que nous l’avions vécue précédemment.
A cette question, la réponse est simple. Le plaisir et la qualité de la navigation sont restés intacts. Et pour cause, la plupart
des repas ont été partagés par les deux équipages. Chaque chef de bord a cuisiné un repas pour tout le monde, les desserts réalisés par
nos compagnes ainsi que les gâteaux cuits sur place par un équipier pâtissier nous ont permis d’agrémenter nos soirées sans oublier
cette sacrée eau de Villée faite maison qui nous remettait un plein d’enthousiasme.
Par conséquent, que peut nous apporter une navigation en double ou plus ?
- A chaque escale, les retrouvailles ont toujours engendré une ambiance chaleureuse et constructive. Bien loin de penser que nous
étions en course, nous étions tous intéressés par la tactique et le mode de réflexion pour la navigation. Le dialogue allait bon train et
tout de suite on pouvait très concrètement percevoir d’une part, les différentes qualités des bateaux et d’autre part, se comparer et
s’interroger sur la méthode de travail à la carte (courant, vent, marrée). Style d’information que l’on perçoit moins vite quand on est
seul.
- Certains parmi les deux équipages avaient le certificat restreint pour l’utilisation de la VHF. Avec ce mode de navigation à
plusieurs, on pouvait aisément se familiariser et surtout s’initier à la pratique de la radio. Communiquer simplement entre nous,
changer les canaux et pratiquer le dialogue tel qu’il est recommandé dans les cours de VHF apportent un plus élémentaire à la pratique de
la navigation.
- Si des incidents surviennent pour un équipage, une panne de moteur, un problème de voile ou une personne malade, l’autre équipage
n’est pas loin et un premier secours est toujours envisageable. Nous l’avons vécu à deux reprises. Un des bateaux était mal en point car
des membres de l équipage étaient malades ; L’autre équipage était dès lors disponible pour leur venir en aide. Dans le deuxième cas, suite
à une mauvaise gestion de notre consommation d’eau, nous nous sommes retrouvés sans eau alors qu’il restait 48 heures de navigation. C’est le second équipage qui nous a aidés.
Je trouve rassurant de naviguer tout en sachant qu’une autre équipe n’est pas trop loin pour nous aider.
Si chaque bateau affirme une personnalité bien tranchée tant au niveau de la qualité nautique que de la technique de navigation, ce
genre de croisière apporte une intensité supplémentaire à la formation de chaque membre de l’équipage et cela vaut la peine d’être
vécu.
Je tiens à remercier Vincent Henin pour son initiative et l’organisation d’une telle croisière, et pour le plaisir qu’elle engendre.
ANDRE B.
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